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Par temps difficiles, les consommateurs envisagent des coupes dans leurs dépenses :
Les Français sont plus disposés à économiser sur leurs sorties/loisirs, leurs tenues vestimentaires et beaucoup sur leurs dépenses alimentaires.
Quand le coût de la vie augmente plus vite que les salaires, les consommateurs du monde entier sont assez unanimes sur les choix des dépenses qu’ils décideraient de minimiser pour tenir leur budget.
La réduction des dépenses de sorties/loisirs, des achats de nouveaux vêtements et d’upgrade de leur matériel technologique (téléphonie, informatique) sont les trois mesures d’économie suggérées par les consommateurs à travers le monde selon la dernière étude Internet de ACNielsen, conduite en novembre dernier, auprès de 23 500 internautes.
Sur l’ensemble des 5 régions interrogées, les priorités des consommateurs varient le plus fortement en Amérique du Nord. Alors que le premier poste d’économie déclaré se fait sur les dépenses de loisirs / sorties pour les consommateurs d’Amérique Latine (61 %), d’Asie Pacifique (58 %) et d’Europe (54 %), il s’agit des dépenses de repas à emporter pour les Nord Américains (63 %) avant les sorties / loisirs classées en second, suivies des dépenses de gaz et d’électricité (57 %).
Si l’on croise ces mesures d’économie avec les résultats d’une enquête précédente d’ACNielsen sur la façon dont les consommateurs emploient leur argent, une fois les dépenses courantes effectuées, il est clair que les Européens sont fermement déterminés à ne pas laisser leur qualité de vie se dégrader en définissant comme priorités, quelque soit la conjoncture, les vacances et les améliorations pour la maison. Même tendance pour les consommateurs d’Asie Pacifique concernant les vacances pendant que les Sud Américains sont adeptes des derniers modèles des nouvelles technologies.
Tableau 1 : Top 3 des mesures d’économie par région
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Amérique du Nord |
Europe |
Asie Pacifique |
Amérique latine et centrale |
Autre |
1 |
Repas à emporter |
Sorties / Loisirs |
Sorties / Loisirs |
Sorties / Loisirs |
Sorties / Loisirs |
2 |
Sorties / Loisirs |
Vêtements |
Technologie |
Repas à emporter |
Vêtements |
3 |
Gaz / Electricité |
Technologie |
Vêtements |
Vêtements |
Technologie |
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De façon générale, les stratégies de réduction des dépenses sont le reflet du style de vie de chaque région et du potentiel où les plus grosses économies peuvent être réalisées. Cela traduit aussi les économies prioritaires décidées par les consommateurs et celles pour lesquelles ils ne sont pas prêts à faire des concessions. En clair, pour la plupart des consommateurs, les dépenses de sorties représentent une partie personnelle de leur budget sur laquelle les économies peuvent se faire plus facilement. Pour beaucoup, ne pas équiper son téléphone ou son ordinateur portable de la dernière version ou des options les plus récentes sur le marché, représente également un moyen d’économie facile.
En France, la situation économique actuelle, après un ralentissement de la croissance annuelle en 2005 et l’impact de la hausse des carburants, connaît un rebond fragile depuis mi-2005. Une amorce de reprise de l’emploi reste timide et la montée du pouvoir d’achat des ménages est encore faible.
Rester à la maison et se divertir par ses propres moyens
Tout comme les Thaïlandais (73 %), les Sud Africains (71 %), les Français (70 %) sont les plus nombreux d’Europe à déclarer qu’ils réduiraient prioritairement leurs dépenses de sorties / loisirs. En Europe, des pays majoritairement méditerranéens adoptent également ce choix (Grèce, Espagne, Turquie, Italie, Portugal).
Prolonger la mode de la saison passée
Comparé à la moyenne mondiale de 53 %, les Brésiliens (70 %), les Italiens et les Irlandais (66%) sont plus disposés à réduire leurs dépenses vestimentaires, comme les Français, dont ce choix figure en second dans leur liste. A l’opposé, la Suède a le taux le plus élevé d’adeptes de la mode, qui ne sont pas prêts à se « serrer la ceinture » sur ce type de dépense.
Equiper son micro, son téléphone portable de la dernière version…
6 des 10 premiers pays qui ont déclaré ne pas souhaiter adopter la dernière version de portable ou mobile sont situés en Asie Pacifique (dont les Philippines, Taiwan et la Thaïlande à 61%). En revanche en Europe, ce sont les Allemands, les Suédois et les Français qui sont les moins enclins à s’en passer, de même que les Japonais, en Asie, réputés pour être à la pointe de la technologie.
Mais garder la ligne et son argent
Les Canadiens (70 %), suivis des Sud Africains (68 %), Australiens et Mexicains (67 %) sont les plus enclins à couper leurs dépenses de repas à emporter et 4ème priorité des Français (45 %), encore adeptes de culture culinaire traditionnelle.
A l’opposé, les habitants de Hong Kong ne souhaitent pas adopter cette mesure (17%). Les repas à emporter sont considérés par ces derniers comme un choix plus essentiel qu’un achat personnel (une étude récente d’ACNielsen, LifeChoices, a permis d’apprendre qu’à Hong Kong, beaucoup d’habitants ne cuisinent plus à la maison, préférant s’approvisionner à l’extérieur pour satisfaire leurs besoins).
Eteindre les lumières pour économiser sur ses factures d’électricité.
Les Philippins (69 %), les Mexicains (64 %) et les Américains (61 %) n’hésiteraient pas à réduire leur consommation d’énergie pour alléger leur facture. Pour les Français, il s’agit également d’une mesure à adopter, classée en 6eme position dans leur liste. A contrario, les Russes, les Finlandais et les Suédois l’envisagent le moins, lié peut-être aux longues nuits et au climat rigoureux qui les obligent à passer outre le besoin de faire des économies.
Equipement ménager : faire durer ou remplacer ?
L’équipement des ménages européens en biens durables présente des disparités selon les pays. Les Néerlandais, les Finlandais et les Polonais choisiraient de différer le remplacement de leurs principaux appareils ménagers alors que les Suédois paraissent y être les plus opposés quelque soit la conjoncture. Les Français avec d’autres pays méditerranéens, en moyenne moins équipés de certains appareils (four micro-ondes et lave-vaisselle) n’y sont pas plus disposés non plus.
Adopter des produits d’épicerie moins chers
La France, à plus de la moitié, serait le 1er pays européen à adopter une marque de produits alimentaires moins chère. Sur l’ensemble de la planète, sept des 10 premiers marchés optant pour cette solution sont situés en Europe (un indicateur du pouvoir des Marques Distributeurs dans cette région). Les moins disposés à le faire sont les Indiens (10 %), les Coréens (13 %) et les Arabes (10 %).
Réduire l’utilisation de son téléphone portable
Les Sud Africains, les Brésiliens et les Mexicains réduiraient le plus volontiers leurs dépenses téléphoniques. En Europe, les Suédois et les Danois ne souhaitent pas vraiment faire ce genre d’efforts, pendant que les Français, moyennement décidés (31 %), y consentiraient juste avant le report du remplacement de leur équipement ménager.
Renoncer à ses vacances annuelles ?
Solution envisagée par les Brésiliens, les Autrichiens et les habitants de Singapour.
En Europe, tous les pays nordiques (Suède 14%, Norvège 17%, Finlande 17% et Danemark 20%) ne souhaitent pas sacrifier leurs vacances, de même que les Français (33%), assez attachés à leurs acquis sociaux.
Moins utiliser sa voiture
Américains, Canadiens et Australiens seraient les plus disposés à opter pour les transports publics ou aller à pied, alors que seulement 10 % des habitants de Hong Kong pensent de même, très probablement lié au fait qu’il y a peu de propriétaires de véhicule sur ce marché.
Les Français se déclarent, parmi les Européens les plus prêts, après les Italiens, à fournir des efforts et se passer de leur véhicule (peut-être en raison de la hausse récente des carburants).
Les bons de réduction : à utiliser plus souvent
Les produits de consommation courante : les Français se focalisent sur leurs dépenses alimentaires. Après l’adoption de marques moins chères et la réduction des repas à emporter, ils envisagent en 5e mesure, d’utiliser plus souvent des bons de réduction sur les produits alimentaires.
Les Nord Américains et les Belges ne sont pas prêts à économiser mais utiliseraient eux aussi volontiers, les coupons pour réduire le montant de leur ticket de caisse lors d’achats alimentaires, alors que l’Europe, dans son ensemble, n’est pas séduite par cette option.
Conduite deux fois par an, l’étude ACNielsen sur la confiance des consommateurs est la plus importante de sa catégorie. Son objet est d’évaluer les niveaux de confiance des consommateurs, leurs habitudes/intentions de dépenses et leurs principales préoccupations. L’étude la plus récente a été menée auprès de 23 500 Internautes sur 42 marchés en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique latine, dans la zone Asie-Pacifique, en Afrique (République sud-africaine) et au Moyen-Orient (Émirats Arabes Unis).
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le service Communication :
Tél 01 34 41 41 13
Sylvie Zuliani
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