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Actualités    >    Communiqués de presse    >    05 septembre 2005

La France, lanterne rouge en Europe pour la compréhension et la connaissance des principes nutritionnels.

Seulement 2 consommateurs français sur 10 disent comprendre l’information nutritionnelle présente sur les produits alimentaires

Un sondé européen sur deux valide la composition en graisse des produits alimentaires qu’il achète et 40% d’entre eux le font régulièrement pour l’apport en sucre et en calories.

Le « consommateur mondial moyen » est proche de ces chiffres : 49% d’entre eux s’intéressent d’abord à la composition en graisses, 43% d’entre eux à l’apport en calories, 42% à l’apport en sucre, 40% sont attentifs à la présence de conservateurs ; les colorants et les additifs n’étant la préoccupation que de 36% d’entre eux.

Ces résultats sont tirés de la plus grande enquête Online Omnibus du monde. Cette enquête auprès de 21000 individus et 38 marchés est réalisée deux fois par an par ACNielsen en Europe, en Amérique du Nord, Amérique latine et en Asie Pacifique. Au cours de la dernière vague, ACNielsen a cherché à comprendre comment les informations consommateur qui accompagnent les packs produits étaient lus et compris par les acheteurs euxmêmes.

La France est la lanterne rouge de l’Europe quant à la compréhension et la connaissance des informations nutritionnelles figurant sur les packs de produits alimentaires.

Sur un quiz permettant de juger de la connaissance et de l’éducation des consommateurs sur les questions de nutrition, les pays Nordiques dominent largement avec 8 personnes interviewées sur 10 connaissant les différences entre « graisses animales » et « graisses végétales », « le bon cholestérol » et « le mauvais ». La France est le plus mauvais élève, détaché des autres pays avec 70% des interviewés ne connaissant pas cette différence (moyenne Europe à 56%).

Seulement un interviewé Français sur cinq comprend les informations nutritionnelles qui figurent sur les étiquettes des produits en linéaire alors que la moyenne européenne est de 43% ; 7 consommateurs sur 10 ne comprennent cette information que partiellement. On ne sera pas étonné de constater que l’ensemble des pays Nordiques, incluant l’Angleterre figurent encore parmi les pays les plus éduqués. A titre de comparaison, ce sont les foyers d’Amérique du Sud et du Nord qui semblent les plus éduqués du monde ; 65% de ces foyers comprennent les informations nutritionnelles en Amérique du Nord.

D’ailleurs, comme les foyers français ne comprennent pas toujours cette information, ils la regardent peu.
Seulement 12% d’entre eux vérifient systématiquement cette information lors de leurs achats. C’est inférieur à la moyenne européenne avec 18% des consommateurs vérifiant systématiquement celleci et nettement moins que chez les foyers de l’Amérique du sud avec 35% vérifiant cette information.
Ces chiffres soulignent les oppositions entre des styles de vie comme ceux des foyers de l’Amérique du Sud, extrêmement concernés par les questions nutritionnelles et des foyers européens où la culture est plus orientée sur le 100% naturel et la priorité au goût. On le constatera également par le type d’information nutritionnelle qui est recherché par ces foyers.

Parmi toutes les informations nutritionnelles qui peuvent être communiquées sur les étiquettes, l’Europe du sud est plus particulièrement concernée par l’absence ou la présence de colorants, conservateurs et dans une moindre mesure par les additifs et l’apport calorique. En moyenne, en Italie, au Portugal et en Grèce, 6 consommateurs sur 10 déclarent se préoccuper des informations sur les colorants et les conservateurs. On pourra trouver là, quelques raisons de l’échec des gammes light dans un pays comme l’Italie.
Le foyer français ne se distingue relativement des autres foyers européens que par une vigilance un peu plus prononcée sur les compositions en sucre et en graisse. 56% d’entre eux vérifient régulièrement les étiquettes quant à la composition en matière grasse et 48% vérifient la composition en sucre (contre respectivement 49% et 42 %) pour le foyer européen.

Il est remarquable de noter l’attention particulière que les consommateurs accordent à l’étiquette et à son information nutritionnelle lorsqu’ils achètent un produit pour la première fois : en dehors de la France et de la Pologne un peu en retrait, plus de 4 consommateurs sur 10 vérifient la composition sur l’étiquette lors du premier achat d’un nouveau produit. Quand on sait que 80% des produits lancés ne sont plus en rayon 12 mois plus tard, on peut facilement imaginer l’importance que revêt cette information sur l’étiquette, et donc son accessibilité et sa simplicité. Que dire également des informations densifiées en plusieurs langues et qui s’adressent manifestement à des cultures différentes !

ACNielsen
ACNielsen, une entreprise VNU, est leader mondial des informations marketing. Proposant
des services dans plus de 100 pays, la société mesure et analyse la dynamique du marché
et le comportement des consommateurs. Les clients s’appuient sur les études marketing,
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pour comprendre les performances de la concurrence, trouver de nouvelles opportunités et
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