|
Seulement 2 consommateurs français sur 10 disent comprendre l’information nutritionnelle
présente sur les produits alimentaires
Un sondé européen sur deux valide la composition en graisse des produits alimentaires
qu’il achète et 40% d’entre eux le font régulièrement pour l’apport en sucre et en calories.
Le « consommateur mondial moyen » est proche de ces chiffres : 49% d’entre eux
s’intéressent d’abord à la composition en graisses, 43% d’entre eux à l’apport en calories,
42% à l’apport en sucre, 40% sont attentifs à la présence de conservateurs ; les colorants
et les additifs n’étant la préoccupation que de 36% d’entre eux.
Ces résultats sont tirés de la plus grande enquête Online
Omnibus du monde. Cette
enquête auprès de 21000 individus et 38 marchés est réalisée deux fois par an par
ACNielsen en Europe, en Amérique du Nord, Amérique latine et en Asie Pacifique. Au
cours de la dernière vague, ACNielsen a cherché à comprendre comment les informations
consommateur qui accompagnent les packs produits étaient lus et compris par les
acheteurs euxmêmes.
La France est la lanterne rouge de l’Europe quant à la compréhension et la connaissance
des informations nutritionnelles figurant sur les packs de produits alimentaires.
Sur un quiz permettant de juger de la connaissance et de l’éducation des consommateurs
sur les questions de nutrition, les pays Nordiques dominent largement avec 8 personnes interviewées sur 10 connaissant les différences entre « graisses animales » et « graisses
végétales », « le bon cholestérol » et « le mauvais ». La France est le plus mauvais élève,
détaché des autres pays avec 70% des interviewés ne connaissant pas cette différence
(moyenne Europe à 56%).
Seulement un interviewé Français sur cinq comprend les informations nutritionnelles qui
figurent sur les étiquettes des produits en linéaire alors que la moyenne européenne est
de 43% ; 7 consommateurs sur 10 ne comprennent cette information que partiellement.
On ne sera pas étonné de constater que l’ensemble des pays Nordiques, incluant
l’Angleterre figurent encore parmi les pays les plus éduqués.
A titre de comparaison, ce sont les foyers d’Amérique du Sud et du Nord qui semblent les
plus éduqués du monde ; 65% de ces foyers comprennent les informations nutritionnelles
en Amérique du Nord.
D’ailleurs, comme les foyers français ne comprennent pas toujours cette information, ils la
regardent peu.
Seulement 12% d’entre eux vérifient systématiquement cette information lors de leurs
achats. C’est inférieur à la moyenne européenne avec 18% des consommateurs vérifiant
systématiquement celleci
et nettement moins que chez les foyers de l’Amérique du sud
avec 35% vérifiant cette information.
Ces chiffres soulignent les oppositions entre des styles de vie comme ceux des foyers de
l’Amérique du Sud, extrêmement concernés par les questions nutritionnelles et des foyers
européens où la culture est plus orientée sur le 100% naturel et la priorité au goût. On le
constatera également par le type d’information nutritionnelle qui est recherché par ces
foyers.
Parmi toutes les informations nutritionnelles qui peuvent être communiquées sur les
étiquettes, l’Europe du sud est plus particulièrement concernée par l’absence ou la
présence de colorants, conservateurs et dans une moindre mesure par les additifs et
l’apport calorique. En moyenne, en Italie, au Portugal et en Grèce, 6 consommateurs sur
10 déclarent se préoccuper des informations sur les colorants et les conservateurs. On pourra trouver là, quelques raisons de l’échec des gammes light dans un pays comme
l’Italie.
Le foyer français ne se distingue relativement des autres foyers européens que par une
vigilance un peu plus prononcée sur les compositions en sucre et en graisse.
56% d’entre eux vérifient régulièrement les étiquettes quant à la composition en matière
grasse et 48% vérifient la composition en sucre (contre respectivement 49% et 42 %) pour
le foyer européen.
Il est remarquable de noter l’attention particulière que les consommateurs accordent à
l’étiquette et à son information nutritionnelle lorsqu’ils achètent un produit pour la première
fois : en dehors de la France et de la Pologne un peu en retrait, plus de 4 consommateurs
sur 10 vérifient la composition sur l’étiquette lors du premier achat d’un nouveau produit.
Quand on sait que 80% des produits lancés ne sont plus en rayon 12 mois plus tard, on
peut facilement imaginer l’importance que revêt cette information sur l’étiquette, et donc
son accessibilité et sa simplicité.
Que dire également des informations densifiées en plusieurs langues et qui s’adressent
manifestement à des cultures différentes !
ACNielsen
ACNielsen, une entreprise VNU, est leader mondial des informations marketing. Proposant
des services dans plus de 100 pays, la société mesure et analyse la dynamique du marché
et le comportement des consommateurs. Les clients s’appuient sur les études marketing,
les produits propriétaires, les outils d’analyse et le service professionnel de ACNielsen
pour comprendre les performances de la concurrence, trouver de nouvelles opportunités et
augmenter la rentabilité de leurs campagnes commerciales et marketing.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le service Communication :
Tél 01 34 41 41 13 Sylvie Zuliani
Haut de la page
|