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La fidélité du personnel n'est plus valorisée par les entreprises et les gouvernements n'encouragent pas assez la création d'emplois.
Dans toutes les économies ce sont les emplois qui sont les plus vites concernés lorsque les marchés sont stables ou déclinants. l
D’après une enquête mondiale que ACNielsen vient de réaliser, ce sont prés de 25% des interviewés qui ont été touchés par un licenciement durant les 12 derniers mois que ce soit personnellement ou par un membre de leur foyer.
L’Amérique latine est la plus concernée par ce fléau avec 43% de personnes concernées durant les 12 derniers mois.
L’Europe est dans la moyenne avec 16% des interrogés ayant été concerné personnellement et 9% par un membre de son foyer.
Les pays Européens les moins touchés sont les pays Nordiques auxquels s’ajoutent l’Irlande et le Royaume Uni. (Respectivement inférieur à 11% pour un licenciement personnel et inférieur a 7% pour un licenciement d’un autre membre du foyer).
La France est dans la moyenne Européenne alors que l’Allemagne s’avère être un des pays les plus touchés avec des taux voisins du double de ceux de la France.
Comme attendu l’Asie est la région la moins concernée avec 6% de concernés personnellement et 13% pour un membre de leur famille.
Le taux de chômage au Japon (5%) et en Nouvelle Zélande (3%) explique probablement les très faibles pourcentages de personnes concernées par un licenciement récent dans chacun de ces 2 pays.
La fidélité du personnel n’est plus valorisée par les entreprises sauf en Suisse, Belgique et Russie !
C’est ce que pensent 58% des interrogés dans le monde ;
Cette perception est tout particulièrement prononcée aux USA avec 68% des interviewés…
Et pourtant ce sont les Français et les Anglais qui sont les plus critiques à l’égard des entreprises (plus de trois interrogés sur quatre ont ces perceptions dans chacun de ces 2 pays).
Pour la France on peut penser que la situation économique des 12 derniers mois et la recrudescence de fusions /acquisitions, la rapproche d’une perception habituellement plus anglo-saxonne.
A l’opposé du spectre Européen, c’est en Suisse, en Belgique et dans plusieurs pays Nordiques que les entreprises sont les plus perçues comme prêtant attention a la fidélité de leur personnel.
Les gouvernements encouragent ils suffisamment la création d’emplois ?
Unanimité de par le monde pour penser que les gouvernements ne s’investissent pas assez dans la création d’emplois : c’est l’opinion de 7 interviewés sur 10.
Cette perception est moins négative aux USA avec 6 individus sur 10 qui le pensent.
La vision d’un engagement fort des gouvernements pour l’emploi est limitée en moyenne à seulement 15% des interviewés dans le monde (19% en Asie Pacifique). Les gouvernements Irlandais et Danois sont manifestement plus convaincants avec respectivement 28 et 25% d’opinions positives dans ce domaine sensible.
Mais globalement pour ceux qui travaillent, ce n’est pas le surmenage.
56% des Européens et 54% des Asiatiques pensent que leur temps de travail est correct ;
Français et Allemands se situant dans cette moyenne.
A contrario, environ un tiers des employés trouvent que leur temps de travail est trop long.
Parmi les pays les plus concernés par ce « surmenage potentiel » on trouve notamment la Grèce (53%), Singapour (49%) et dans une moindre mesure l’Angleterre et L’Irlande avec 38% et 36% d’employés trouvant leur temps de travail long.
France et Allemagne sont dans la moyenne tout comme les Etats-Unis.
Devant la tentative de connaître les pays où l’on souhaiterait travailler plus longtemps on ne sera pas étonné de retrouver l’Inde avec 10% des interviewés qui le pensent.
Mais plusieurs grands pays Européens y sont encore plus favorables : Allemagne 12%, Pays bas 13%, Portugal 13%, parmi les 10 pays les plus « demandeurs » avec 14% aux USA, 13% au Canada et 31% en Russie.
La France est dans la moyenne.
Dans le contexte actuel, on ne sera pas étonné de découvrir que la précarité de l’emploi en France est perçue par 45% des interviewés au même niveau que celle de la Pologne, la Grèce, voir du Chili !
A l’opposé du spectre, les employés dans les pays nordiques sont très confiants dans la stabilité de leurs jobs.
Conduite deux fois par an, l’étude ACNielsen sur la confiance des consommateurs est la plus importante de sa catégorie. Son objet est d’évaluer les niveaux de confiance des consommateurs, leurs habitudes/intentions de dépenses et leurs principales préoccupations. L’étude la plus récente a été menée auprès de 23 500 Internautes sur 42 marchés en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique latine, dans la zone Asie-Pacifique, en Afrique (République sud-africaine) et au Moyen-Orient (Émirats Arabes Unis).
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Sylvie Zuliani
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